Parfois propres à la Faluche, parfois totalement indépendants, ils regroupent des individus ayant une passion ou un été d’esprit commun. Néanmoins, depuis le 109ème anniversaire de la Faluche, ainsi que certaines dérives dans la création anarchique des ordres, aucun nouvel ordres ne peut être créé.
Tout d’abord, en pharma et en médecine, on trouve les PPC (Poche Première Classe). Cet ordre, non reconnu, provenant de Besançon, a été créé par 2 étudiants en pharmacie et 1 étudiant en médecine. Il existe 6 grandes poches (3 en pharma et 3 en médecine, obligatoirement originaires de Besançon), officialisant le baptême. Les néo-baptisés se nomment les Petites Poches. Les PPC possèdent sur leur faluche une cordelette tressée de velours rouge et vert, avec, pour les Petites Poches, un bouchon de minionette de pastis accroché au bout, et pour les Grandes Poches, un bouchon de bouteille de pastis.

L’ordre du Grelot

Faluchards ayant juré de ne plus boire d’eau durant les manifestations estudiantines. Les Simples Grelots possèdent sur leur Faluche un grelot au bout d’une tresse pendante de leur Faluche. Les Greloteurs ou Grands Grelots arborent 3 grelots (2 dorés et 1 argenté) à l’extrémité de leur tresse. Cette dernière est composée de la couleur de la discipline du greloté, la couleur de celle du grand grelot qui la baptisé, ainsi qu’une cordelette blanche.
Ci-joint le code de l’Ordre des Chevaliers du Grelot : Les Chevaliers du Grelot
Les Particularités
– Un grelot capitaine de soirée peut boire du soft, mais dans ce cas il fait un noeud à sa tresse pour montrer qu’il ne joue pas.
– Si le chevalier se fait prendre, c’est-à-dire qu’il ne respecte pas la règle, il aura un blâme. S’il se fait prendre 2 fois d’affilée dans un lapse de temps proche, sa tresse lui sera coupée par le Grand Grelot.
– Lorsqu’un chevalier du Grelot trempe son grelot dans le verre d’un confrère chevalier, ce dernier doit vider son verre.
– Lorsqu’un chevalier du Grelot fait lui-même tinter son grelot, tous les chevaliers qui en font de même l’accompagnent pour boire.
– La salle de bain sera le seul endroit où il sera autorisé de boire de l’eau, et ce afin de pouvoir survivre lors d’évènements durant une semaine entière.
– Grelot blanc : bacchus troué voulant devenir Grelot
– A Amiens, le Grand Greloteur arbore un ruban noir autour de son grelot, car un Grand Grelot à la retraite a perdu ses 2 grelots lors d’une soirée…

L’Ordre des Charlottes

Faluchardes refusant le potager. Elles arborent un noeud noir à l’arrière de leur faluche.

L’Ordre des Géraldines

Faluchardes lassées d’entendre leurs amis masculins parler association ou corporation. Elles se réunissent entre elles lors de repas où tout mâle est exclu. Elles n’ont pas de distinction particulière.

L’Ordre des Buffalos

Faluchars ayant promis de toujours boire de leur mauvaise main, sous peine de finir ce qu’ils avaient commencé, cul sec, et d’implorer à genoux le pardon de Rabelais et de Bacchus. Ils se distinguent par un sous troué et une tête de vache sur leur partie personnelle officielle.
A Amiens, ils portent 3 cordelettes tressées de couleur vert bouteille, orge et argent. Au bout de celles-ci, est fixée une mignonnette de l’alcool de leur intronisation.

L’Ordre des Bitards

Ordre apparu en 1920 à Poitiers, et dirigé par les étudiants sous le nom de l’Ordre du Vénéré Bitard (Loué soit-il).
Cet ordre voue un vénérable culte à Rabelais, et en perpétue toutes les valeurs, que ce soit celles de son amour des bonnes tables ou des délices du bon vin. Un « bitard » désignait un « dahu » (animal imaginaire). La Soixante-Neuvième Semaine Estudiantine donne lieu, à Poitiers, à de grandes festivités, activités, visites… Elle s’achève par la chasse au Bitard (L.S.T. !). A la fin de la semaine, le bitardier ayant trouvé le bitard devient Grand Bitardier. Ce dernier sera le protecteur du Vénéré et garant de la gente noviciale (les novices).
Il existe 2 grades au sein de l’Ordre du Vénéré Bitard (L.S.T. !). Il se compose d’un Grand Maistre (élu en début d’année parmi les dignitaires), de Commandeurs, ainsi que de Chevaliers. Pour devenir novice, il faut d’abord se faire baptiser par les Dignitaires.
Le Grand Maistre nomme alors 5 autres Dignitaires, qui ont des fonctions particulières pour l’épauler :
– Grand Chantre : apprentissage des paillardes
–  Grand Escriturier : responsable des courriers et archives
– Grand Intendant : responsable de la logistique
– Grand Sommelier : abreuve les « étudiants Pictaves »
– Grand Argentier : chargé de l’aspect pécuniaire
Il existe aussi le Grand Thymballiest, qui désigne un ancien Grand Maistre, et un Petit Thymballiest, qui désigne un ancien Grand Bitardier.
Les filles auront un statut particulier. Elles sont des Chabousses, ce qui correspond au Novice. Les Chabousses ont un statut plus protégé du fait de leur état féminin. « Respect sur les chabousses. »

Les Bitards abordent des capes : 
– blanches pour les novices, 
– vertes pour les chabousses, 
– rouges pour les autres. 

Des chevrons différents viendront différencier la fonction.
La composition du bureau de l’ordre changera donc à chaque fin de chasse, quant au GM il pourra lui aussi changer ou être réélu en début d’année. A noter qu’à la fin de l’année, le Grand Bitardier devra repasser par la case « novice » avant de pouvoir espérer devenir chevalier. Il y a donc une inversion des rôles.
De plus, les Bitards (L.S.T !) portent la faluche, tout simplement car celle-ci est estudiantine. La faluche n’a réapparut que très tard à Poitiers, elle vivait essentiellement
via les carabins. Ce n’est que dans les années 90 quelle refait surface. Il y a donc une confusion entre les Bitards (L.S.T !) et les Faluchards. Les Bitards (L.S.T !) sur leurs faluches apposent un chevron qui là aussi déterminera leur grade ou leur fonction au sein de l’ordre.
Enfin, nous noterons à Poitiers l’existence de la fanfare estudiante universitaire Les chiures de mouche, créée dans les années 1970, composée de nombreux membres de cet Ordre.
Toutes ces traditions représentent un double aspect : celui de la cérémonie et celui du divertissement, source d’animation et d’excitation. Il est question de rompre avec le quotidien par la tradition.